Assumer nos choix et leurs conséquences.

Voilà un peu plus d’an et demi, écologistes et socialistes se retrouvaient pour signer un accord de majorité parlementaire, préambule à notre participation actuelle au gouvernement et à la constitution d’un groupe parlementaire écologiste à l’Assemblée.

Cet accord nous a donné un grande visibilité médiatique et politique – nos adversaires la considère bien trop grande en regard de notre faible score à l’élection présidentielle.

Aujourd’hui, nous souffrons d’un écart entre cette visibilité politique forte et l’effet de déception que peut engendrer la participation au pouvoir. Cela est d’autant plus sensible que l’action du gouvernement s’inscrit moins dans le cadre de l’accord que nous avions ratifié que dans celui d’un agenda néo-libéral.

Nous voyons depuis plusieurs mois nos ministres exprimer la satisfaction de leur action tandis que certains de nos dirigeants s’interrogent publiquement sur le sens de notre participation au gouvernement. Pour autant, il n’est pas vraisemblable que nous allions à la rupture sauf provocation grave (NDDL, exploitation des hydrocarbures non conventionnels… ) car cela serait lu par l’opinion et nos électeurs comme un signe d’immaturité. Cela n’a jamais grandi la formation politique ou les personnes qui sont passées à l’acte (le PCF en 1983, JP Chevènement à deux reprises). La vraie question que nous devrions nous poser maintenant est celle de la « gestion » de cet écart et de cette déception.

Plusieurs études montrent que les citoyens en majorité désirent que les écologistes restent au gouvernement (Viavoice – 04/2013) ou qu’ils y aient plus d’influence (YouGov pour Le Huffington Post – 06/2013). Dès lors, le point de départ doit demeurer l’accord signé entre le PS et nous. A ce jour, ni sa lettre, ni son esprit, ne sont pleinement respectés. Mais plutôt que de surjouer l’indignation et la surprise dans les matinales radio-télévisées, plutôt que de tracer des lignes rouges à l’encre sympathique, nous devons travailler à modifier le rapport de forces entre le PS et nous, détérioré à la suite de l’élection présidentielle, pour pouvoir appuyer une lecture plus écologiste de ce texte.

Les élections municipales et européennes de 2014, et de manière générale toutes les élections intermédiaires, sont l’occasion de rappeler notre influence et nos idées. La visibilité et la force de nos listes aux municipales et aux européennes est le vrai préalable à tout espoir de changement de cap – dans la direction que nous souhaitons. De ce point de vue, la constitution d’une liste écologiste à Nantes est une véritable bonne nouvelle. Rappeler par la force du vote populaire à l’opinion comme aux éditorialistes l’existence de l’écologie comme courant politique et l’exigence qu’elle porte, sans arrogance ni soumission vis-à-vis des partis avec lesquels nous avons vocation à nous allier, reste le meilleur moyen de peser sur les décisions politiques nationales.

Signataires :
David Chollet, Jean-Sébastien Herpin, Thierry Brocheriou (région Centre)

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