Il y aurait des pacifistes à #EELV ?

Un tweet, un scandale. Un tweet, des questions au gouvernement.

Nous avons vécu un grand moment d’indignations surjouées, masquant les carences de réponses d’une droite perdue et d’une certaine gauche qui en oublie ses valeurs.

Mais arrêtez les Tartuffes ! Vous vous réclamez d’un chef tout puissant, d’un gourou messie qui n’arrête pas de revenir malgré les casseroles (et les bidons). Mais votre chef est un tire-au-flanc au sens le plus service militaire qui soit (source : le Huffington Post).

« On s’est fichu de lui car il passait la cireuse pendant des heures » a raconté Isabelle Balkany, une proche de l’ancien président. Eric Raoult, le maire du Raincy, explique que comme lui, Nicolas Sarkozy était affecté au bâtiment de la Cité de l’air à Paris: « On fait simplement son service national sur quelques heures ». Et un ami d’enfance d’expliquer la combine : « J’avais donné [à Nicolas Sarkozy] tous les tuyaux pour trouver des planques pour pouvoir travailler et faire le service militaire en même temps ».

Et Monsieur picolait, au risque de mettre en péril la sécurité du territoire :

Pendant une nuit de garde devant la résidence de l’ayatollah Khomeiny exilé en France, Sarkozy et Raoult avaient si froid qu’ils auraient beaucoup bu de rhum afin de se réchauffer, au point d’être « fin bourrés » à en croire le copain de régiment de Sarkozy. 

Mais n’est-ce pas là une insulte aux forces militaires de notre pays ? Extrapolons comme eux : cet événement est un crachat sur la flamme du Soldat inconnu.

J’en fais de trop ? Oui je trouve aussi. Mais j’observe juste le sur-jeu d’indignation de députés qui en leur temps ont approuvé la gestion calamiteuse d’un Chef des armées : réduction du crédit, mépris complet de la grande muette, c’est ça le sarkozisme militaire : une réforme de l’armée qui ne passe pas, des méthodes maladroites : déçue par son chef, la Grande Muette a décidé de l’ouvrir. Relisez ça les oublieux.

Quand aux indignations de socialistes, nous les balaierons d’un revers de la main, avec un des plus grands pacifistes dont ils se réclament un peu trop souvent :

Discours de Jaurès au Pré-Saint-Gervais (25 mai 1913)

Discours de Jaurès au Pré-Saint-Gervais (25 mai 1913). Le pacifisme de Jaurès le fait haïr des nationalistes. Pendant la journée du vendredi 31 juillet 1914, il tente, d’abord à la Chambre des Députés, puis au ministère des Affaires étrangères de stopper le déclenchement des hostilités. En fin d’après-midi, il se rend à son journal L’Humanité pour rédiger un article qu’il conçoit comme un nouveau « J’accuse ». Avant la nuit de travail qui s’annonce, il descend avec ses collaborateurs pour dîner au Café du Croissant, rue Montmartre. Vers 21 h 40, un étudiant nationaliste déséquilibré, Raoul Villain, tire deux coups de feu par la fenêtre ouverte du café et abat Jaurès à bout portant.

Que cela ne déplaise à certains, nous n’en avons que faire : oui nous n’aimons pas le bruit des bottes, oui nous aimons la paix, oui il nous arrive de soutenir un gouvernement, parfois, pour des interventions militaires, mais oui nous y demandons toujours des conditions. Désolé, nous sommes pacifistes. Et lorsque je dis poliment « nous n’en avons que faire », comprenez « on vous emmerde ».

Ces questions au gouvernement posées par la droite ont été prises sur le temps d’intervention de l’opposition. Ce temps n’a pas été utilisé à se préoccuper des soucis des français, par manque de vision pour l’avenir, par manque de projet, mais juste à pérorer, à gonfler son torse. Il existe une stratégie militaire pour définir ceci : la diversion.

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