#EELV #PS : amours et désamours

Les personnes qui me suivent sur les réseaux sociaux doivent se demander quel jeu schizophrène je mène.

Mardi soir sur Twitter, de retour d’une réunion concernant les municipales au sein d’EELV Orléans, réunion a priori si attendue, je partageais :

Et pourtant, dans le même temps, je m’indignais, comme mes ami/es écolos, de la façon dont François Hollande « remerciait » Delphine Batho et, ainsi, envoyait une très mauvaise image quant au traitement de nos préoccupations dans la transition énergétique :

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Et je me réjouissais de la construction d’une liste autonome sur Nantes :

Mais alors, le lecteur va se dire : il aime bien ou pas les socialistes cet écolo ? Ah, cher lecteur, si la vie était si binaire, il y aurait les méchants et les gentils et la politique serait plus simple…

Il ne faut pas être un grand observateur politique pour détecter que le PS qui a emmené François Hollande à l’Elysée, avec l’aide de toute la gauche, il serait bon de ne pas l’oublier, donc que ce PS n’est pas ce qu’il y a de plus chaleureux avec les écologistes… et réciproquement. Mais le PS, comme EELV, est il un et indivisible ? Le militant de chacun des partis est-il formaté ?

Evidemment, et heureusement, que non ! On le sait, du coté des écologistes, certains, en minorité, pensent que nous ne devions pas être au gouvernement, et continue à instiller le fait que nous devrions en sortir. Il est d’ailleurs amusant de constater qu’on retrouve souvent les plus beaux parangons de cette tendance dans des exécutifs locaux, au coté de ces vilains socialistes… Comme le Front de Gauche, ah bah oui, tiens, gentil de le signaler, je n’y avais pas pensé.

Du coté des socialistes, il en est de même. Certains sont des vecteurs, pour nous, de dissensions, ils peuvent jusqu’à représenter ce que nous combattons : cumul des mandats, hégémonisme à gauche, baronnies locales, nucléocrates, amoureux du libéralisme, pur productivistes, traîtres à la signature donnée, j’en passe et des meilleures ! Mais bien heureusement, depuis Jaurès, le socialisme français n’a pas complètement glissé sur sa droite.

Nous n’oublions pas, nous les écologistes, qu’un accord nous lie au PS, un accord signé en toute sagesse avec la direction socialiste de l’époque : Martine Aubry. Une époque où le PS s’intéressait à l’écologie, ou le choc de Fukushima avait secoué chaque adhérent/e, une époque où les roses s’intéressaient aux emplois que peut créer la transition énergétique.

Mais pour le moins observateurs d’entre nous, je préfère rappeler que ce n’est pas Martine Aubry la Présidente de la République. Pour ceux qui sortiraient à peine d’un sommeil de deux ans, le premier Ministre est un monsieur qui veut imposer un grand projet inutile à Notre Dame des Landes. Et parfois un Ministre d’un autre siècle à faconde ampoulée n’hésite pas à braver les engagements en essayant de persuader que le toxique nucléaire est l’avenir ou que l’exploitation des schistes serait une chose merveilleuse au mépris de nos sols et de notre sécurité.

Alors évidemment, certains en font les frais. Ayrault s’entête avec son aéroport inutile et coûteux ? Alors ses petits camarades pleurent en faisant des moues vexées. Et oui, on part en autonome à Nantes, fallait s’y attendre non ? En tout cas, du côté d’EELV, chaque adhérent surveillait la Loire-Atlantique avec un œil sévère.

Mais tous les socialistes ne sont pas des soutiens de Jean-Marc Ayrault. Lorsqu’on explique à un militant tout l’aspect PPP de l’aéroport, on peut lire dans ses yeux comme un doute.

Alors oui, il existe encore une âme chez certains socialistes, tout n’est pas perdu. Et on peut en trouver à tous les échelons, rassurez-vous. Alors oui, il existe des socialistes qui vous écoutent, réfléchissent, voient la compatibilité avec leurs valeurs personnelles. Alors oui, il existe des socialistes avec qui le projet commun est possible, voilà pourquoi nous sommes unis dans des oppositions comme dans des majorités, et nous sommes tellement en confiance avec eux que nous sommes capables d’envisager qu’ils puissent parfois se tromper mais revenir dans vers le bon chemin, la bonne route, mais pas l’autoroute. Alors oui, je le redis :

Et comme déclarait Sergio Coronado, député EELV, sur ITélé, il y a peu : « La gauche divisée ça ne va pas très loin, mais la gauche rassemblée, doit l’être sur des questions de fond ».

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